samedi 13 avril 2013

Une signature d'e-mail en HTML, simplement, avec Thunderbird

Une signature personnalisée à la fin d'un e-mail, c'est tout de suite plus professionnel. Encore faut-il savoir comment faire, surtout lorsqu'on veut y insérer une image. 
Une méthode très simple consiste à utiliser le client de messagerie Thunderbird. 

Pour cela, il faut : 
  • Installer Thunderbird (c'est bête, mais ça marche mieux avec) ;
  • Créer un répertoire local dans lequel on mettra les éventuelles images et le fichier de signature ;
  • Trouver une jolie image à insérer dans la signature (le logo de votre boîte, c'est très bien).

Créer la signature


  • On ouvre une fenêtre de rédaction d'e-mail
  • On insère un tableau avec le bouton d'insertion (tout à droite de la petite barre d'outils, au dessus de la zone de texte), en indiquant le nombre de ligne, de colonne et en abaissant la largeur de bordure à 0 pixel.



  • Une fois le tableau inséré, c'est en double-cliquant dessus qu'on accède à un nouveau menu qui permet de régler la largeur de colonne. 



  • On insère ensuite l'image dans la colonne voulue, toujours avec le bouton d'insertion et on rédige sa signature.
  • Pour sauvegarder le travail ainsi réalisé, on clique sur "Enregistrer > Fichier" et on indique le chemin où sera sagement rangée la signature. 

Insérer la signature


Rien de plus simple : 
  • "Édition > Paramètre des comptes"
  • Cocher "Apposer la signature à partir d'un fichier", cliquer sur "Choisir" et indiquer le fichier sauvegardé juste avant. 

  • A la rédaction du prochain courrier électronique, la signature apparaît en bas. Les colonnes sont matérialisées en rouge, mais pas d'inquiétude, elles sont invisibles pour le destinataire. 

PS : l'agent Fox Mulder n'existe pas. Inutile de tenter de lui adresser un e-mail. 

vendredi 12 avril 2013

Modifier la couleur des infobulles d'Eclipse sous Ubuntu 12.04 LTS

La couleur des infobulles d'Eclipse est en fait directement gérée par le
système d'exploitation.
Il va donc falloir éditer le thème "Ambiance" qui
est installé par défaut sur la distribution Linux.

Cela passe pas la modification de trois fichiers de configuration, en super-utilisateur.

/usr/share/themes/Ambiance/gtk-3.0/settings.ini
/usr/share/themes/Ambiance/gtk-3.0/gtk.css
/usr/share/themes/Ambiance/gtk-2.0/gtkrc

Dans chaque fichier, chercher la chaine :
tooltip_bg_color:
et lui attribuer la valeur : #f5f5b5
tooltip_fg_color:
et lui attribuer la valeur : #000000

A la prochaine ouverture de session, les infobulles seront à fond blanc
cassé et texte noir.

mardi 26 février 2013

Le pot au feu

C'est la saison... la saison des plats chauds, copieux, qui tiennent au corps (et un peu gras, d'accord...).

Et la recette typique de l'hiver, c'est : LE POT AU FEU.

(Ok... j'ai pas vraiment travaillé l'introduction...)

Il doit y avoir des dizaines de recettes de pot au feu, souvent suivant les régions. Celle-ci se transmet de génération en génération dans la famille (non, j'déconne).

Avant toute chose, si tu as envie de suivre cette recette, ne t'y prends pas à la dernière minute. Il faut compter 4 bonnes heures de cuisson. Ma recette est pour 4 personnes (ou pour 1 qui en mangera pendant 2 jours). 

Les ingrédients : 

  • De la viande de boeuf (pas de cheval, bien sûr) à pot au feu. Je n'y connais rien, j'écoute mon boucher (ALORS, QU'EST-CE QUE JE VOUS METS MON BON M'SIEUR ?) Il faut compter environ 1,5 kg. Les puristes mettent 3 types de viande : maigre, grasse et gélatineuse. Je suis pas fan de la troisième, je fais souvent l'impasse. 
  • Un os à moelle 
  • Des légumes : 4 carottes, 7 ou 8 pommes de terre (celle qui se tiennent bien à la cuisson à l'eau), 4 ou 5 navets, 3 ou 4 poireaux, un morceau de potiron (je dois être le seul à en mettre, mais j'aime ça, c'est l'essentiel)
  • Un oignon piqué de 5 ou 6 clous de girofle
  • Un bouquet garni
  • Gros sel, poivre
  • De l'eau
  • Un cube de bouillon de boeuf 
  • Un verre de vin
  • Un morceau de fromage

La réalisation : 

  • Dans un grand volume d'eau froide (environ 5 litres), mettre la viande, l'oignon piqué et le bouquet garni et le cube de bouillon. (Petite astuce pour le bouquet garni : pour éviter d'avoir du thym partout, on l'emballe dans un morceau de gaze, piqué avec un cure dent)
  • Porter à ébullition, saler, poivrer, puis faire cuire à petit bouillon pendant 3 heures. Une dizaine de minutes avant la fin de cuisson, ajouter l'os à moelle. 
  • Éplucher et laver les légumes.
  • Boire le verre de vin en mangeant le fromage en attendant que ça cuise.
  • Sortir la viande, et filtrer le bouillon. Quand on s'y prend suffisamment à l'avance, on peut laisser refroidir le bouillon pour le dégraisser.
  • Remettre la viande, et l'oignon dans le bouillon et porter à ébullition. 
  • Ajouter les carottes, les navets et les pommes de terres. Laisser cuire 30 minutes. 
  • Ajouter les poireaux. Laisser cuire 10 minutes.
  • Ajouter le potiron en cubes. Laisser cuire 10 minutes.

Voilà, il n'y a plus qu'à déguster. On le sert en général avec des cornichons, de la moutarde et du coulis de tomate. 
Le lendemain, le bouillon peut être utilisé pour faire une soupe. On peut même y faire cuire des légumes pour faire la bonne soupe épaisse de grand-mère. 

dimanche 17 février 2013

Ubuntu - Grub Customizer: Personnaliser facilement GRUB

Installer Ubuntu Linux en double-boot avec Windows, c'est déjà un premier pas vers la liberté.

Seulement...
Seulement...
Ta femme, ton mari, ton chat, ton cochon d'Inde (rayer les mentions inutiles) se sert également de ton ordinateur, et c'est le drame :
"C'est quoi ce truc ? Je trouve plus Microsoft Office ! Il est où mon Sudoku ? " (j'ai bien une réponse à la dernière question, mais non...)

Eh oui, au démarrage, le système sélectionné par défaut dans le GRUB, c'est Ubuntu, pas Windows. Du coup si on n'admire pas le démarrage de sa machine, on se retrouve sous Ubuntu (et c'est bien).

Bref, tout ça pour dire que tu peux modifier le GRUB avec tes petites mains, avec une chouette interface graphique : Grub-Customizer.

L'installation se fait dans un terminal (CTRL-ALT-T).

sudo add-apt-repository ppa:danielrichter2007/grub-customizer
sudo apt-get update
sudo apt-get install -y grub-customizer

Et comme par magie, Grub-Customizer apparaît dans les applications.


Ensuite, il te suffit de te rendre dans "Paramètres Généraux" et de modifier l'entrée par défaut, avant d'enregistrer.

C'est tout.

Un NAS maison avec OpenMediaVault (2ème partie)

Maintenant que le décor a été planté, passons aux choses sérieuses : l'installation et la configuration du système...

Pour les besoins de la démonstration, et pour que tu aies des jolies images, je vais faire ça dans une machine virtuelle... c'est pas que je t'aime pas lecteur, mais je n'ai pas envie de monter un deuxième NAS (sauf si tu me le finances, paypal est mon ami).

Il y a beaucoup de documentation disponible sur Internet, mais quasiment aucune en français... et bien souvent, celle que l'on trouve est incomplète.

1. Préparation de l'installation


Pour commencer, tu débranches le disque dur du futur NAS (pour l'instant, il ne nous sert à rien) et tu insères ta clé USB dans un des ports à l'arrière (ils sont réputés plus stables... va savoir pourquoi ? ).
Attention, la clé devra maintenant rester attachée à cette machine, puisque nous allons y installer le système d'exploitation (Et, au passage, on va la formater... donc n'y laisse pas les photos du chien, des gosses...).
Un écran, un clavier...


On va partir du principe que tu as déjà téléchargé l'image ISO d'OpenMediaVault. A partir de là, deux solutions :

  • Si tu as un lecteur de CD/DVD sur ton futur-NAS, graver un CD-R de cette image à l'aide de ton logiciel favori
  • Si comme moi tu n'en as pas, créer une clé USB bootable à partir de l'image ISO
    • Sous Windows, on utilise uNetBootIn
    • Sous Linux, un peu de ligne de commande :

#fdisk -l
//permet de lister les disques et de repérer sa clé USB (par exemple /dev/sdb)
#dd if=/'chemin_de_xyz.iso' of=/dev/sdb
//attention, violent, ne pas se tromper


2. L'installation du système d'exploitation


Après t'être assuré que la clé USB qui servira de support au système d'exploitation est bien en place, tu démarres, en choisissant dans le BIOS le lecteur optique ou la clé USB (en général avec F12 au démarrage).

Et là :


L'installeur se pilote entièrement au clavier, pas besoin de souris.
Tu fais "Entrée" sur Install et tu réponds aux questions que te pose la machine (en général, les réponses présélectionnées sont les bonnes).
Comme il n'y a normalement que la clé USB, l'installeur va te proposer la bonne solution pour sélectionner le disque de destination.


Tu n'oublies pas de noter ton mot de passe pour le compte root, bien entendu.


Après quelques beaux écrans de chargement, d'installation, de configuration qu'il n'est pas vraiment utile de décrire... c'est fini...



Il reste donc tout simplement à redémarrer la machine après avoir retiré le CD ou la clé USB sur laquelle on a gravé l'ISO.

On peut alors voir que le démarrage d'OpenMediaVault est géré par GRUB. Inutile d'intervenir, c'est automatique.


Et quelques secondes plus tard, le NAS nouvellement installé est démarré. Le terminal te demande d'entrer un login.


Tu remarqueras la ligne

eth0: 192.168.0.xxx

C'est l'adresse IP de ton nouveau serveur NAS.
On n'en a pas parlé, mais il faut penser à configurer ta box pour que le NAS ait toujours la même adresse IP. Comme je ne sais pas ce que tu as comme matériel chez toi, je t'invite à consulter la documentation.

Tu vas maintenant éteindre la machine pour brancher le disque dur qui servira au stockage des données.
login: root
password: tonmotdepasse
#shutdown -h now


3. Configuration


Comme tu as bien noté l'IP de ton NAS tout neuf et que tu as branché ton gigantesque disque dur, tu peux maintenant redémarrer la bête. Si tu trouves ça rassurant, laisse l'écran branché mais on n'en aura pas besoin.

Dès que le NAS est démarré, sur ton ordinateur habituel (celui équipé d'un écran, d'un clavier et d'une souris) , tu ouvres ton navigateur favori (si c'est Internet Explorer, tu commences par télécharger Firefox) et tu te connectes à l'interface d'administration. Rien de plus simple :
Dans la barre d'adresse, tu entres l'adresse IP du NAS : 192.168.0.xxx ... et là, miracle :


Tu choisis la langue de l'interface (avant que tu demandes, le Magyar c'est du Hongrois), le login est "admin" et le mot de passe par défaut "openmediavault".

Et on accède ensuite à l'interface à proprement parler : un menu dans la colonne de gauche et une zone de travail à droite. C'est propre et clair. 


La première chose à faire est de changer le mot de passe de l'administrateur (qui concerne uniquement cette interface) dans :
Système > Paramètres généraux > Sécurité Administrateur

Il faut également modifier le nom d'hôte et de domaine.
Système > Réseau > Général
Le nom de l'hôte est le nom de la machine sur le domaine (en clair), du genre : NASDETOTO.
Le nom de domaine est le nom du réseau Windows (par défaut WORKGROUP).

On va maintenant pouvoir attaquer les étapes de la configuration.

3.1 Créer un utilisateur

Gestion des droits d'accès > Utilisateur > Ajouter


  • Remplis les champs
  • Pour le shell, sélectionne "/bin/bash"
  • Dans Groupes, "users" doit être sélectionné... tu peux aussi cocher "ssh", ça servira plus tard. 


Tu peux créer d'autres utilisateurs, si le besoin s'en fait sentir. 

3.2 Créer un groupe 

En cas de création de plusieurs utilisateurs, il peut être utile de créer un groupe "partage", dont tous les membres auront accès aux partages du NAS. Ça simplifie les choses... 

Gestion des droits d'accès > Groupes > Ajouter 

  • On lui donne un nom
  • On sélectionne les utilisateurs qui en feront partie

3.3 Configurer le disque de stockage

Dans un premier temps, on vérifie que tous les disques sont bien reconnus.
Stockage > Disques Physiques
Tous les disques installés doivent apparaître, y compris la clé USB sur laquelle est installé le système. 


Si ce n'est pas le cas, clique sur "Rechercher"... et si ça ne marche toujours pas, il y a un problème (j'ai pas mieux en stock, désolé).
Le bouton "Modifier" te permet de paramétrer le disque sélectionné (gestion d'énergie, SMART...).

Ensuite, il te faut formater le disque.
Stockage > Systèmes de fichiers > Créer



  • Périphérique : le disque à formater
  • Libellé : le nom que portera le disque
  • Système de fichiers : personnellement, j'ai une préférence pour l'EXT4
  • Et tu valides pour formater (attention, ça peut prendre un certain temps).

Une fois cette opération réalisée, le disque apparaît dans le menu, avec le status "En ligne". Il ne reste plus qu'à cliquer sur "Monter". Comme par magie, les infos détaillées apparaissent alors (ah... la technologie...).




3.4 Définir les partages

Les partages des dossiers se faits en plusieurs opérations :
Gestion des droits d'accès > Dossiers partagés > Ajouter


On va donc créer un dossier qui fera par la suite l'objet du partage.

  • Nom : le nom (c'est bête, mais c'est comme ça)
  • Volume : on choisit le disque sur lequel sera créé le répertoire
  • Chemin d'accès : c'est le chemin vers le dossier. Si il n'existe pas encore, on l'entre directement... par exemple "PHOTOS"
  • Permissions : permet de définir le droits de chacun. Si le dossier doit être accessible à tout le monde, on choisit la dernière option.


Le nouveau dossier apparaît alors dans le menu.Tu le sélectionnes donc en cliquant sur la ligne.



Gestion des droits d'accès > Dossiers partagés > Privilèges

Comme on a créé un groupe "Partage", on lui donne les droits en lecture et en écriture sur le dossier sélectionné.

Gestion des droits d'accès > Dossiers partagés > ACL

C'est une gestion plus fine des partages.



On donne les droits de Lecture/Écriture au groupe "Partage". On peut également attribuer des droits à d'autres utilisateurs.
Si on est très partageur, dans "Autres", on met "Lecture/Écriture".
Cocher "Remplace" et "Récursif".


3.5 Activation et configuration de SAMBA :


NON ! On ne va pas apprendre à danser ! (ok, elle est très mauvaise...)
SAMBA est destiné à permettre aux machines sous Windows d'accéder aux différents partages.

Services > SMB/CIFS > Paramètres



  • Activer : tu coches (autrement, on est là pour rien...)
  • Groupe de travail : doit normalement correspondre à celui défini au départ
  • Explorateur maître : coché
  • Activer le partage des répertoires personnels : chacun fait ce qu'il veut...
  • Navigable : coché
  • Sans mot de passe : chez moi, il est coché, mon réseau local est sécurisé, tous ceux qui se connectent peuvent donc avoir accès.
Tu peux ensuite valider.

Services > SMB/CIFS > Partages



  • Nom : le nom qui apparaîtra sur le réseau
  • Dossier partagé : tu sélectionnes le dossier (ici Photos, créé précédemment) 
  • Public : l'accès au dossier ne nécessite alors plus de mot de passe
  • Navigable : coché
  • Hériter des ACL : coché
  • Hériter des autorisations : coché

Et tu valides pour finir.

4. C'est fini


Oui, c'est bel et bien fini.
Ton nouveau NAS est configuré, du moins pour sa fonction principale, à savoir disposer d'un espace de stockage sur le réseau.
Tu as bien entendu la possibilité d'ajouter de nouveaux utilisateurs ou de créer de nouveaux partages (par exemple un dossier VIDEO).


5. Et la suite ?


Dans le prochain épisode, tu vas apprendre :

  • à faire les mises à jours de OpenMediaVault
  • à gérer les plugins et en installer de nouveaux
  • à configurer le SSH, pour prendre le contrôle de ton NAS à distance, dans un terminal (on fera même un peu de SSH, pour s'amuser...)
  • à utiliser le protocole DLNA (de deux manières différentes) pour avoir du multimédia partout dans ta maison

Les yaourts aux carambars

OK, c'est pas la recette du siècle... mais c'est bon...

Avant toute chose : avoir une yaourtière (c'est bête, mais pour faire des yaourts, c'est mieux...).


Les ingrédients : 

- 1 litre de lait (entier ou demi-écrémé)
- 14 carambars (les classiques, au caramel)
- 1 sachet de ferments ou un yaourt nature
- 3 cuillères à soupe de lait en poudre

La préparation :

- Faire chauffer le lait à feu doux et y faire fondre les carambars. C'est long, c'est fastidieux et ça colle à la cuillère en bois.
- Laisser refroidir et filtrer pour enlever la fine pellicule qui s'est formée.
- Ajouter le sachet de ferments (ou le yaourt nature) et le lait en poudre.
- Verser dans les pots et mettre à cuire dans la yaourtière entre 8 et 11 heures, selon son goût.

Voilà, magie de la chimie et de la biologie conjuguées : des yaourts aux carambars !

samedi 16 février 2013

Un NAS maison avec OpenMediaVault (1ère partie)

Depuis quelque temps déjà, j'avais recyclé un vieil ordinateur en "pseudo-serveur" sous GNU/Linux.
Le but : Avoir un espace de stockage sur mon réseau local et utiliser le protocole DLNA pour écouter ma musique sur tous mes périphériques connectés.

Si l'idée était bonne au départ, l'utilisation d'une distribution GNU/Linux "basique" (Ubuntu, pour ne pas la citer) a rapidement montré ses limites : lourdeur, quasi obligation d'y adjoindre un écran/clavier/souris et gestion à distance de la bête assez difficile (presque uniquement en SSH).

J'ai donc pris le parti de transformer cette machine en un simple serveur NAS. Et je vais t'expliquer comment !




C'est quoi un NAS ? 


Je ne vais pas te recopier bêtement un article de Wikipedia. 
NAS est l'acronyme de Network Attached Storage. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'il s'agit d'un matériel réseau principalement destiné à stocker des fichiers et qui peut être accessible par l'ensemble des matériels connectés à ce même réseau.

On peut également lui donner d'autres fonctions : 
- serveur DLNA : pour regarder des vidéos ou écouter de la musique sur les périphériques compatibles connectés au réseau ;
- serveur d'impression : on branche son imprimante dessus et on imprime depuis tous les postes connectés ;
- client Bittorrent : pour télécharger tes distros Linux favorites ;
- serveur FTP : pour déposer pleins de trucs dessus et les retrouver depuis ailleurs, loin, à l'autre bout du monde. 

La majeure partie des NAS fonctionne sous GNU/Linux ou FreeBSD (une rumeur fait état de personnes qui montent des NAS sous Windows XP... hum... ). 

Tu peux en acheter un tout fait ou fabriquer le tien (et c'est quand même un peu l'intérêt ici, non ? ).




Le choix du matériel.


Me concernant, le choix du matériel a été rapide : recyclage de l'ancienne unité centrale et acquisition d'un nouveau disque dur, histoire de gagner un peu d'espace. On se retrouve donc avec : 

- 1 Boîtier ASUS Pundit M3A-3200 (un barebone pré-équipé d'une carte mère ASUS)
- 1 Processeur AMD Athlon 64 X2 à 2,7 GHz
- 2 Go de RAM DDR2
- 1 disque dur Seagate ST2000DM0001 SATA de 2 To (certainement le meilleur rapport qualité prix pour du 7200 tours/minute)
- 1 clé USB de 8 Go qui servira de support au système d'exploitation (j'ai opté pour une SanDisk Cruzer Fit qui dépasse à peine du port USB)

Et c'est tout ! 
Investissement : 80 euros pour le disque dur et 8 euros pour la clé USB. 

Ici, pas de clavier, pas de souris et pas d'écran. Pour l'installation, on utilisera ceux de l'ordinateur fixe. 
Comme tu le remarques, il n'y aura qu'un seul disque dur (je reçois les dons par Paypal pour acheter le second, merci :D ), donc pas d'utilisation du RAID. 


Le choix du système.

Il existe un nombre assez important d'OS adaptés pour monter son propre NAS. On peut donc vraiment parler ici de choix.

Ma première "pré-sélection"  : 
- FreeNAS
- OpenFiler
- OpenMediaVault

Après quelques tests en machine virtuelle, mon choix s'est finalement porté sur OpenMediaVault. 
Plusieurs raison à cela : 
- Distribution GNU/Linux Debian, et ça, je maîtrise
- Interface graphique web plutôt bien faite
- Gestion simple des disques et des partages
- Système de plugins qui évitent de passer par la ligne de commande (les puristes vont maudire ma descendance) 
- Gestionnaire de mise à jour depuis l'interface web
- Serveur FTP
- Client Bittorrent

Le téléchargement se passe par ICI.
La dernière version est la 0.4. Choisis l'image ISO adapatée à ton processeur (i386 pour les processeurs 32 bits, AMD64 pour les 64 bits). 



Le prochain épisode

Dans le prochain épisode, ami lecteur, tu vas apprendre à installer OpenMediaVault et à le configurer pour accéder à ton NAS sur ton réseau, dans ta maison, ton appartement, la niche de ton chien, et même depuis dehors en Wifi... 
Et si tu es gentil, il y aura un troisième épisode pour t'expliquer comment installer des trucs sympas, en plus, comme ça, gratos.